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Algérie - Médicaments : Les produits interdits à l'importation passeront de 300 à 800 DCI d'ici trois ans

Bref Infos    2009-05-18

Algérie - Importation de médicaments
Les produits pharmaceutiques interdits à l'importation passeront de 300 à 800 DCI d'ici trois ans

Les produits pharmaceutiques interdits à l'importation  passeront de 300 DCI (Dénomination commune internationale) à 800 DCI d'ici  trois ans, a affirmé avant-hier, à Alger, le directeur de la pharmacie au ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, M. Lounes Smathi.         

"Nous sommes en train d'obliger les fabricants de médicaments à étendre  la gamme à fabriquer, afin de passer de 330 à 700 ou 800 DCI d'ici deux ou trois ans", a indiqué M. Smathi, à l'ouverture de la 5ème rencontre internationale  des pharmacies d'Alger.         

Il a souligné que l'objectif de la loi sur la protection des produits pharmaceutiques nationaux et interdits à l'importation, est de donner  un sursaut à la production nationale et à la création d'emplois.         

L'autre objectif de cette loi, reconduite après avoir été gelée en  2002, est la protection de tout produit pharmaceutique fabriqué en Algérie et  qu'il est interdit d'importer, pour éviter de s'exposer à la concurrence souvent  déloyale, a-t-il souligné.         

Il a néanmoins, déploré le fait que l'Algérie "ne fabrique que 30%  de nos besoins et entre 15% à 16% des médicaments essentiels", et souhaité qu'elle  arrive à en fabriquer entre 80 à 90%.                  

M. Smathi a indiqué aussi que le ministère est en train d'établir une  liste de médicaments essentiels et trouver les moyens adéquats pour convaincre  les industriels à les produire.          
Il a cependant souligné que l'année 2009 est "une année expérimentale",  que des risques techniques peuvent survenir dans la fabrication des médicaments  et que l'Algérie continuera, pour cette raison, à importer certains médicaments,  fabriqués par une producteur unique.         

De son côté le gérant de Biopharm, M. Wahid Kerrar a salué la nouvelle  loi, qui demeure toutefois "insuffisante", selon lui, et appelé à la mise en  place de procédures claires à appliquer progressivement et à inscrire cette  décision d'application, dans la durée.          

Pour illustrer ses propos, M. Kerrar a donné l'exemple de pays voisins  qui retirent au producteur défaillant, la protection des médicaments pour une  durée d'une année pour lui permettre de se mette à niveau et éviter, par  conséquent, d'exposer la santé des malades au danger.  
       
Pour sa part, le Dr Nabil Melah, secrétaire général de l'Union nationale  des opérateurs pharmaceutiques (UNOP), a estimé que l'industrie pharmaceutique  doit évoluer dans un environnement où est appliquée une mise à niveau rigoureuse,  pour lui permettre de s'améliorer.         

Il a appelé également à encourager la formation en pharmacie industrielle  ainsi que dans le volet relatif à l'assurance qualité.

La 5ème rencontre internationale des pharmacies d'Alger prendra fin  aujourd’hui

El Moudjahid